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Martin Luther

 
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La Bible Parole de DIEU
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MessagePosté le: Mer 24 Fév - 07:26 (2010)    Sujet du message: Martin Luther Répondre en citant

Martin Luther 
1483 – 1546  


 
Au cours de ses 62 années de vie, Luther va bouleverser le monde : vu soit comme un saint, soit comme un démon, nul ne peut appréhender l’histoire du christianisme s’il ne connaît l’histoire de cet homme. Environnement et jeunesse de Luther 
La période dans laquelle naît Luther, celle de la Renaissance est une période à la fois source d’enthousiasme (découverte du Nouveau monde (1492), naissance de l’imprimerie (1450), richesse culturelle) et à la fois sous le règne de la mort et de l’angoisse de la perdition. Luther naît le 10 novembre 1483 à Eisleben d’une humble famille qui a sût, à force de travaille, obtenir un rang social acceptable dans la petite bourgeoisie (Hans, le père, devient propriétaire de plusieurs petites fonderies après avoir commencé comme mineur à la naissance de Luther).
Martin se fait baptiser le lendemain de sa naissance et entre à l’école à l’âge de 5 ans. Il suit les cours habituels pour un enfant et entre à l’université d’Erfurt en 1501. Son père désire qu’il se marie à une riche héritière.
D’un point de vu spirituel, Luther est, comme l’ensemble de la population, soumit à la terreur et à l’épouvante de la colère divine comme le professait l’Eglise Catholique Romaine à cette époque et qui donnait comme palliatifs le culte des saints, les pèlerinages et les pénitences. Cette soif inassouvie ainsi que les dérèglements de l’Eglise ont initié l’envie de réforme qui couvait à cette époque. Comme exemple à ces dérèglements, nous pouvons donner le livre de la taxe de la chancellerie romaine qui permettait de payer une certaine somme d’argent pour la rédemption des fautes commises.
Voilà quelques exemples d’articles (pris dans l’Anatomie du Papisme page 40):

  1. l’absolution pour celui qu a tué son père, sa mère, son frère ou sa femme, pourvu qu’il soit laïque, sera de 1 ducat 5 carlins (Titre XXI),
  2. Idem pour une femme qui aura pris un breuvage pour se faire avorter, 1 ducat 6 carlins (Titre XXI),
  3. Idem pour un laïc qui ara tué un prêtre 6 tournois et 2 ducats (Titre XXIX),
  4. Idem pour être dispensé du vœu de chasteté, 15 tournois et 4 ducats (Titre XLIX),
  5. Idem pour celui qui déshonore une jeune fille, 6 carlins (titre XVIII)
  6. (...)
Les riches étaient contents… et devant la consternation des pauvres, la papauté répliqua « qu’ils ne pouvaient, à cause de leur indigence, être consolés ». Ce seul exemple suffit à comprendre la volonté de réforme de la part de la population et de certains membres du clergé.

Comme nous l’avons dit précédemment, Luther n’échappe pas à cette peur du jugement, et, lorsqu’il se retrouve sous un orage et que la foudre tombe à ses pieds, Luther fait le vœu à Sainte Anne, la patronne des mineurs (Anne serait, selon la légende, la grand-mère de Jésus), de devenir moine si elle le protégeait.
Luther et sa vie monastique
S’en étant sorti vivant, contre l’avis de son père, il demande le 18 juillet 1505 à entrer au couvent des Ermites augustins d’Erfurt qui est connu pour son haut travail intellectuel. Il devient docteur en 1512 et par cela, fait serment de « veiller, sur le fondement de l’Ecriture sainte, à la rectitude de l’enseignement et de la vie de l’Eglise ». Il devient professeur d’exégèse biblique à l’Université de Wittenberg, où l’étude des langues ancienne est à l’honneur.
Cependant, en entrant au couvent, il espérait découvrir une assurance à son salut, mais plus il avance dans la pratique de ce qu’on lui a apprit plus il comprend qu’il ne pourra jamais aimer Dieu comme Lui le demande. Face à cette terrible détresse, Luther décide de trouver la réponse dans la Bible et particulièrement autour du terme « justice » dans l’épître aux Romains. C’est là qu’il comprend que cette justice est celle que Dieu donne par grâce et non celle que Dieu attend de l’homme.
Début des confrontations
La justification de l’homme par la seule grâce professée par Luther à ses étudiants n’aurait eu aucune incidence sérieuse si une vente d’indulgences n’avait pas été une nouvelle fois décrétée en 1514 par le pape Léon X et sous l’autorité du dominicain Tetzel qui dit ceci : « dès que l’argent dans la caisse résonne, l’âme du purgatoire s’envole ».
Martin Luther écrit alors ses 95 thèses qui visent à créer une discussion entre universitaire sur le sujet des indulgences. Ces thèses sont envoyées le 31 octobre 1517 à ses supérieurs et collègues.
Très rapidement, ces thèses sont imprimées et l’ensemble de l’Allemagne les commente d’une manière très positive.
Rome, après s’être fait attendre, réagit en sommant Luther de venir s’expliquer à Rome. Le prince Frédéric, soucieux de la vie de Luther, exige que la rencontre se fasse à Augsbourg. La rencontre a lieu en octobre 1518 et le représentant de Rome est le légat CAJETANT. Celui-ci a reçu l’ordre qu’avant d’engager les discutions, il obtienne de Luther la soumission sans condition au Pape. Luther refuse disant que la seule autorité est celle de la Bible. La rupture intervient à ce moment.
Les discussions s’étalent sur les années 1519 et 1520, temps où Luther est amené à mettre en relief ses affirmations. Cela l’amène à rejeter la primauté romaine et l’autorité des conciles, à mettre en avant le sola scriptura et l’inexistence du purgatoire entre autre.
La rupture définitive
En 1520, 3 grands traités sont écrits par Luther, précisant la pensée de celui-ci : - La Lettre à la noblesse chrétienne de la nation allemande sur l’amendement de l’Etat chrétien : Cet écrit affirme le sacerdoce universel (intelligibilité de l’Ecriture pour tous les croyants avec le libre examen),
- Le Traité de la liberté chrétienne et de la captivité babylonienne de l’Eglise : Concerne les sacrements. Définit comme sacrement la Cène et le baptême et critique la doctrine catholique de la Transsubstantiation,
- Le Traité de la liberté du chrétien : Développe la vie chrétienne autour de la foi et de l’amour.

Le 15 juin 1520 le pape, par la bulle Exsurge Domine, condamne 41 propositions de Luther et le menace d’excommunication. Celui-ci répond à cette menace en brûlant la bulle le 10 décembre, se condamnant ainsi à être excommunié et livré entre les mains des autorités politiques. Le 3 janvier 1521, la bulle Decet romanum pontificem l’excommunie.
Le nouvel empereur Charles Quint, demande à l’entendre (il désirait en effet que tout condamné allemand par l’Eglise soit interrogé par lui avant l’exécution de la peine). Luther se présente à lui les 17 et 18 avril 1521 avec l’assurance qu’il ne lui sera fait aucun mal. Face à l’injonction de retirer ce qu’il avait écrit, Luther répond : « Si on ne me convainc pas par le témoignage de l’Ecriture ou par d’autres raisons décisives, je ne le peux pas… Ma conscience est captive de la parole de Dieu. Révoquer quoique ce soit, je ne le puis, je ne le veux».
Luther est ensuite mis au « banc de l’empire ». Frédéric de Saxe le cache au château de Wartburg ou, pendant 10 mois, il écrit beaucoup et traduit notamment en Allemand le Nouveau Testament afin que ses concitoyens allemands puissent eux-même lire la Bible (en effet, jusqu’à ce moment là, les Ecrits étaient en Latin et donc accessibles seulement aux érudits). Ce Nouveau Testament paraîtra en septembre 1522.
Les moments difficiles entre 1522 et 1526
Face à L’iconoclasme : Un des disciples de Luther, Carlstadt, ainsi que d’autres (principalement à Wittemberg), veulent aller plus loin et introduisent des innovations liturgiques, une distribution de la communion sous les deux formes et prônent l’iconoclasme (déprédation des édifices religieux ; il est aussi arrivé, rarement, que des exactions soient commises sur des prêtres). Luther y répond en insistant sur le fait que ce n’est que le témoignage de la Parole de Dieu qui peut changer les choses.

Conflits doctrinaux : Luther se retrouve confronté en 1525 à Erasme. Jusque là, les courants humaniste et luthériens se retrouvaient convergents. Cependant, Erasme, dans son Libero arbitrio (1524) affirme la liberté et la responsabilité de l’homme à répondre à la Grâce de Dieu (le péché originel n’ayant pas détruit entièrement la nature humaine, mais simplement corrompu). Luther réplique en 1525 avec le De serve arbitrio ou il réaffirme que la foi est pur don de la Grâce de Dieu.
Face à Zwingli qui affirme que la Cène n’est qu’une célébration du souvenir, Luther soutient la présence réelle du corps et du sang du Christ, "dans, avec et sous" les espèces du pain et du vin (ce qui sera appelé consubstantiation).

La crise de la guerre des paysans : Un mouvement paysan va se former en Allemagne du sud principalement qui utilise la Réforme pour tenter d’alléger les charges seigneuriales et aussi pour pouvoir choisir librement leur pasteur (en le rémunérant eux-même). Ce mouvement n’est en grande partie qu’une grande grève où les paysans allaient de ville en ville pour faire signer leurs revendications. C’est le premier grand mouvement social et il est très dommageable que nous ne l’étudions pas suffisamment. Luther, soucieux de la nécessaire soumission aux autorités politiques, demande aux paysans d’être obéissants à leurs seigneurs (avril 1525), puis devant, l’accroissement du mouvement (ou il y a des dérapages), écrit un libelle Contre les hordes criminelles et pillardes des paysans (mai 1525) qui condamne le mouvement et incite les princes à agir. Cela sera fait le 15 mai avec un effroyable massacre par l’armée impériale (des dizaines de milliers de morts paysans et quelques morts du côté impérial). On a souvent reproché cela à Luther. Cependant, c’est oublier ses appels à la miséricorde qu’aucun prince n’écoutera.

Développement de la Réforme luthérienne
Luther n’a jamais voulu d’une Eglise luthérienne et ne s’est donc pas préoccupé d’institutionnaliser le mouvement. Cependant, par l’extraordinaire propagation de son enseignement (Saxe et Hesse en 1527 ; Nürember, Ulm, ; Prusse en 1525 ; Suède en 1527), Luther est obliger de définir une église pour répondre aux besoins des fidèles. Sur la base de « l’Eglise invisible », Luther laisse les magistrats et les princes contrôler la mise en place des églises locales. Il essai de former des pasteurs à Wittenberg et créer un Petit Catéchisme (1529) ainsi que des chants et des propositions pour l’organisation du culte. La diète d’Augsbourg et le concile de Trente

C’est en 1530 que l’empereur Charles Quint décide de convoquer une diète à Augsbourg en 1530. Son objectif est de réconcilier les chrétiens de l’empire. C’est à ce moment-là que les Protestants, par Mélanchthon, donnent leur confession de foi. Celle-ci est rejetée par l’empereur. Celui-ci essaiera donc de détruire la Réforme par la force dès qu’il en aura l’occasion.
Les différentes discussions pour arriver à un accord continues jusqu’en 1545 et l’organisation du concile de Trente. Celui-ci est demandé par Rome et contrôlé par les autorités ecclésiastiques. Le but est de définir le dogme et rétablir l’Eglise. Il durera jusqu’en 1564 avec de nombreuses interruptions. Dirigé par les jésuites, le concile ne vise qu’à consolider le pouvoir pontifical et durcit le ton face aux dogmes protestants (aspiration au bien et libre arbitre de l’homme, Bible complétée de la tradition de l’Eglise, magistère romain (seule la l’interprétation romaine de la Bible est vérité). Les Protestant, pour faire plaisir à l’empereur sont invités, mais ils ne se voient que proposés d’accepter les principes donnés, sans discussion.

Luther décèdera le 18 février 1546, à Eisleben (lieu de sa naissance).

Sources utilisées : Albert GREINER, cours professés à la faculté de Théologie de Vaux sur Seine
N.A.F. PUAUX, L’anatomie du papisme et la Réforme évangélique d’Angers, Delay, 1846, pages 27 à 50
J. JACQUART et B. BENNASSAR, Le XVIe siècle, Armand COLIN, 1990, pages 89 à 98  

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